Sur quelques hectomètres,
nous longeons un chemin de crête puis nous plongeons dans la dernière forêt qui nous rapproche du stade.
Nous rejoignons un couple qui descend à bonne allure. Nous doublons de petits groupes de concurrents.
La difficulté que génère cette descente, après 160 km de course, ne nous apparaît maintenant que comme une bagatelle. Nous descendons en sautant de rocher en rocher avec beaucoup de
détermination. Quelquefois, de petits raidillons freinent notre entrain.
Après 35 mn de pur bonheur, nous arrivons sur la route goudronnée qui arrive au Stade. C'est la première fois
sur les trois éditions que je traverse cette descente de jour. C'est pourquoi je me suis "lâché". Quelle revanche ! En 2006 et 2008, j'avais couru cette portion de nuit en plus de 1 h
30.
Croirait-on qu'il vient de faire 163 km ?
Quelle joie !
Nous ne nous quittons plus !
Les applaudissements des spectateurs massés jusqu'à l'entrée du stade nous font chaud au coeur. C'est en passant sous l'arche d'arrivé, sur la piste cendrée, que nous rejoignons notre staff, Murielle et Juju et nous finissons les derniers mètres tous les quatre main dans la main. Quelle émotion !

Je n'ai pas de mot pour décrire ces instants-là, avoir vécu et vaincu cette épreuve m'apprend, chaque fois,
la dureté mais aussi la beauté de la vie.
Accueillis par le Président, Robert Chicaud, nous le remercions pour l'organisation sans faille de cette 19eme Diagonale des Fous.

Nous récupérons la médaille de finisher ainsi que le mythique maillot "J'AI SURVECU"
Et non, elle n'est pas en chocolat !
Séance émotion







